top of page

MARCHANDES ET MARCHANDS DES QUATRE-SAISONS

Hugues Dewynter

Article publié dans le bulletin n° 64 (automne 2024) de la Société historique et archéologique du XVème arrondissement (8 pages).

Pour en faire l'acquisition sous forme numérique c'est ICI.

Ce nom, qui parait de nos jours quelque peu désuet, était donné à des marchands ambulants qui vendaient dans les rues, en les transportant sur des voitures à bras, des légumes, des fruits ou des fleurs de la saison en cours. On trouvait parfois des poissonniers, plus rarement de la laiterie et de la crémerie.

À la veille de la Grande Guerre les petits marchands des quatre-saisons étaient très nombreux dans les rues de Paris. Il ne faut pas oublier qu’une grande partie des parisiens (alors près de 4 millions intra-muros) étaient ce que l’on a qualifié un peu dédaigneusement de" petit peuple" pour qui les fins de mois étaient souvent bien difficiles. Les légumes étaient la nourriture de base et la plus abordable, servant à faire la soupe que l’on mangeait quotidiennement matin, midi et soir.

Sous le titre Les marchands des quatre-saisons sont appelés à disparaître, on pouvait lire dans un journal parisien de 1956 le texte suivant : « Il y a dans Paris 2407 marchands des quatre-saisons… Mais ces "crainquebilles"[1] sont appelés à disparaître. Le préfet de police a en effet suspendu toute attribution de nouvelles licences et les marchands décédés ne peuvent être remplacés. Ainsi estime-t-on que dans 20 ans, il n'y en aura pratiquement plus dans la capitale dont la circulation s'en trouvera (peut-être) améliorée. »

 

marchandes  4 saisons 355 Vaugirard.jpeg

Marchands des quatre-saisons, 355 rue de Vaugirard

bottom of page