Henri-Pierre FLAUD (1817 - 1874), pionnier de l'industrie mécanique à Grenelle 

(Philippe VIRAT/bulletin n° 4)

H. P. Flaud, fils de paysans et marins bretons, fit de brillantes études à l'Ecole royale des Arts et Métiers d'Angers, d'où il sortit, muni de son diplôme d'ingénieur, en 1834. Il créa en 1844 à Paris (VIIIème) une importante usine de pompes à feu, puis se lança dans l'exploitation d'une nouvelle technique qui le passionnait, le moteur à vapeur. Après avoir obtenu de nombreuses médailles lors de diverses expositions, dont une médaille d'or à la première exposition universelle de Londres -Crystal palace- en 1851, il s'associa à H. Giffard, ingénieur de l'Ecole centrale, pour mettre au point le premier moteur à vapeur pour ballon dirigeable. Il équipa également d'un moteur à vapeur le yacht de Napoléon III, l'Aigle. Devant l'accroissement de ses activités, il fit l'acquisition à Grenelle d'un important terrain situé dans le triangle formé par les rues de la Fédération et Desaix, et l'avenue de Suffren. Il y fit construire ses ateliers, mais aussi son hôtel particulier, qui existe toujours, au n° 40 de l'avenue.
Pendant la guerre de 1870-71, l'usine Flaud fabriqua des obus, des mitrailleuses, des canons, sur réquisition de la Défense nationale.
Mais H.P. Flaud décédait subitement en 1874. L'un de ses fils, Gustave, reprit l'usine et s'associa à l'un des ingénieurs-maison, Alexandre Cohandet, spécialiste en électricité, pour diversifier l'ensemble des activités, puis faire apport de l'usine à la Société lyonnaise de constructions mécaniques et de lumière électrique. Cette nouvelle société cessa définitivement son activité en 1933.