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Conférences, expositions et visites

Programme septembre à décembre 2026

(rappel 2ème trimestre 2026 ICI)

 Du lundi 14 septembre au vendredi 25 septembre - Exposition Jeux, fêtes et spectacles : une histoire des loisirs dans le 15ème arrondissement (Hall de la Mairie du 15ème, entrée libre).

Par cette exposition, Paris15histoire invite à découvrir la façon dont l'histoire des loisirs s'est écrite dans le 15ème arrondissement. Jadis village rural, Vaugirard attira les Parisiens en quête de guinguettes et de prome-nades champêtres. Plus tard, grâce à ses larges espaces disponibles, l'arrondissement accueillera des équipements sportifs d'envergure, des attractions des Expositions universelles et les premiers exploits de l'aviation. Il participera aussi à l'essor des spectacles avec le Théâtre de Grenelle, qui était au XIXᵉ siècle l'une des salles réputées de la capitale, puis en se couvrant d'un réseau de cinémas de quartier, presque tous disparus aujourd'hui. Les espaces de sociabilité évolueront parallèlement : les squares d'enfants et les cafés joueront un rôle croissant, tandis que les fêtes traditionnelles et les grands rassemblements ponctués de parades musicales reculeront progressivement.

 

Samedi 19, mardi 22 et jeudi 24 septembre (date au choix) - Report du parcours-promenade dans le quartier de Villafranca et de la villa Santos-Dumont, emmené par Serge Kancel. Visites ouvertes aux adhérents et aux non-adhérents. Rendez-vous pour chacun de ces dates à 14 h 30 au 32 rue Chauvelot 75015 Paris.

 

​Ces visites du quartier de Villafranca (dernier des villages-lotissements d'Alexandre Chauvelot, créé vers 1860 à la pointe sud-est de l'arrondissement) et de quelques rues pittoresques situées non loin de là (rue Charles Weiss, villa des Charmilles, rue et villa Santos-Dumont) étaient programmées en juin (cf. lettre d'information n° 111). Mais un épisode caniculaire a amené les participants inscrits à renoncer à la visite ou à la raccourcir. Le report en septembre leur a été proposé et s'est opéré directement par échange de mails. Toutefois,  d'autres personnes non inscrites en juin peuvent se joindre à cette visite, qu'elles soient adhérentes ou non, à l'une des trois dates ci-dessus, exclusivement en s'inscrivant via notre site www.paris15histoire.com.

Mardi 13 octobre à 14 h 45 – Visite guidée du Musée de l'Ordre des Pharmaciens.

(4, avenue Ruysdaël, Paris 8ème. Visite réservée prioritairement à nos adhérents - Inscription  possible dans quelques jours sur notre site.

À deux pas du parc Monceau, le 4 avenue Ruysdaël abrite un étonnant patrimoine, à la fois architectural et scientifique. Cet élégant hôtel particulier, acquis en 1879 par Gaston Menier, membre de la célèbre famille de chocolatiers, est aujourd’hui le siège de l’Ordre national des pharmaciens. Derrière sa façade se dévoilent une cour aux accents normando-mauresques et un spectaculaire escalier dont les mosaïques représentent les dieux de l’Olympe. Mais le lieu recèle un autre trésor : les collections d’histoire de la pharmacie, qui retracent l’évolution de l’art pharmaceutique du XVIᵉ au XXᵉ siècle. Pots d’apothicaires, balances, mortiers, instruments, ouvrages anciens, anciennes devantures d’officine et produits utilisés autrefois pour le soin, composent un parcours aussi instructif que surprenant. La pièce maîtresse en est le Droguier Menier, qui rassemble plusieurs centaines de bocaux contenant les substances employées par les pharmaciens au XIXᵉ siècle : plantes médicinales, minéraux, aussi bien que produits d’origine animale. Un lieu unique, qui ne se visite que sur rendez-vous.

Mercredi 14 octobre à 17 h 00 - Conférence "Le 10, rue Dombasle : un foyer d'intellectuels allemands en exil (1938-1940" par Marina Touilliez (Mairie du 15ème, salle Saint-Lambert, entrée libre dans la limite des places disponibles).

Au cœur du quartier Saint-Lambert, l'immeuble du 10, rue Dombasle fut, à la veille de la Seconde Guerre mondiale, le refuge d'une communauté exceptionnelle d'intellectuels allemands et autrichiens chassés par le nazisme pour leurs origines juives ou leurs positions politiques. Parmi eux figuraient Walter Benjamin, Hannah Arendt, Heinrich Blücher ou encore Arthur Koestler. Durant quelques années, ce lieu devient bien plus qu'un simple immeuble d'habitation : on y partage les repas, les inquiétudes, les discussions philosophiques, les parties d'échecs, les projets et les gestes de solidarité indispensables pour survivre à l'exil. S'appuyant sur un important travail d'archives et sur son ouvrage récent Parias. Hannah Arendt et la "tribu" en France (1933-1941), Marina Touilliez nous invitera à redécouvrir cette page méconnue de l'histoire du 15ème arrondissement. En faisant revivre les femmes et les hommes qui ont animé le 10, rue Dombasle avant que la guerre ne les disperse, elle nous racontera comment cet immeuble parisien ordinaire est devenu, pendant quelques années, un remarquable foyer de pensée, de fraternité et de résistance face à la barbarie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mardi 24 novembre à 13 h 45 - Visite guidée du Musée de la Vie romantique (16, rue Chaptal, Paris 9ème. Visite réservée prioritairement à nos adhérents - Inscription possible dans quelques jours sur notre site.

 

Rouvert en février 2026 après dix-sept mois de rénovation, le Musée de la Vie romantique, installé dans la maison où vécut le peintre Ary Scheffer, plonge le visiteur dans l’univers artistique et littéraire de la première moitié du XIXe siècle. Dans cette demeure devenue un véritable foyer d'effervescence culturelle dont témoignent peintures, sculptures, objets et souvenirs, Scheffer recevait régulièrement George Sand, Eugène Delacroix, Frédéric Chopin ou Charles Dickens. La maison, l’atelier et le jardin, remarquablement préservés, contribuent en eux-mêmes au charme de la visite, tout comme l'installation récente du salon de thé Rose Bakery dans la serre. Le nouveau parcours des collections et la scénographie repensée permettent de redécouvrir les œuvres tout en retrouvant l’esprit d’une maison d’artiste du XIXe siècle, située au cœur de la Nouvelle Athènes, ce quartier loti à partir de 1823 sur les pentes de Saint-Georges qui devint l’un des rendez-vous majeurs de la vie artistique et littéraire parisienne. Une visite à taille humaine, entre histoire de l’art et littérature, imprégnée de l'atmosphère d’un quartier emblématique du Paris romantique.

Jeudi 17 décembre à 17 h 00 - Conférence "C'était le 15ème en 1970 : rénovation urbaine et vie quotidienne" par François de Béru, Président d'honneur de la SHA 15 (Mairie du 15ème, salle Vaugirard, entrée libre dans la limite des places disponibles)

En 1970, la Ville de Paris et la Fnac lançaient une vaste campagne photographique participative, "C’était Paris en 1970". Le plan de la capitale fut découpé en 1 755 secteurs de 250 mètres de côté, librement investis par des milliers de photographes amateurs. L’opération rassembla près de 100 000 photographies de rues, d’immeubles et de scènes de la vie quotidienne, aujourd’hui conservées à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris et constituant un témoignage exceptionnel sur le visage de la capitale dans les années Pompidou, longtemps réservé aux chercheurs. Elles sont désormais numérisées et mises en valeur sur le site de la Ville de Paris, avec en complément une exposition à la BHVP, visible jusqu’au 7 octobre, et le lancement d'un observatoire partici-patif qui invite à comparer le Paris de 1970 avec celui d’aujourd’hui. François de Béru s’est penché sur les quelques milliers de photographies ayant pour cadre le 15ème arrondissement. Il nous entraînera sur les traces de quartiers alors en pleine mutation, où des bâtiments, voire des rues entières, étaient appelés à disparaître sous l’effet des opérations de rénovation. Mais il nous fera aussi retrouver le paysage quotidien du 15ème d’il y a un peu plus d’un demi-siècle : ses cafés, ses boutiques, ses marchés, ses panneaux publicitaires et ses affiches politiques, sans oublier les véhicules et les modes vestimentaires.

Les places étant limitées, les inscriptions aux visites sont prises dans l'ordre d'arrivée.

Nous suggérons à nos adhérents, même destinataires de la lettre d'information et des coupons d'inscription au format papier, de s'inscrire via cette page, ce qui est la façon la plus rapide d'obtenir des places​​​​​​​​​​​​​​​

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Square Saint-Lambert, 1947

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Impasse du Labrador

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Carrefour Lourmel-Viala-Grenelle, 1970

Photographe répertoriée : Nicole Brecheux

Précédemment (2ème trimestre 2026)

Mercredi 1er avril à 17 h 00 - Conférence : Édith Cavell, héroïne de la Grande Guerre, par Andrew Brown

(Mairie du 15ème, salle Vaugirard, entrée libre dans la limite des places disponibles).

 

Andrew Brown, qui œuvre depuis de longues années à perpétuer la mémoire d'Edith Cavell (1865-1915), évoquera cette haute figure du début du siècle dernier, moins connue en France qu'elle ne l'est au Royaume-Uni ou en Belgique où elle symbolise le courage et le sacrifice. Cette infirmière britannique, qui fut aussi une pédagogue et fonda en 1907 une école d’infirmières à Bruxelles, organisa pendant la Première Guerre mondiale un réseau clandestin qui permit à des centaines de soldats alliés de quitter la Belgique occupée. Arrêtée puis jugée par une cour martiale allemande pour avoir fait passer des soldats à l'ennemi, elle sera fusillée le 12 octobre 1915. Edith Cavell se trouve avoir un lien avec le 15ème arrondissement : dans l'émotion que provoqua à l'époque la cruauté implacable de cette exécution, son nom fut donné à un hôpital-école créé rue Desnouettes pour les besoins de la guerre et qui fonctionnera de 1916 à 1919, ce que rappelle une plaque commémorative apposée en 2018 au n° 62 de cette rue.

 

 

 

 

 

 

 

 

Mercredi 8 avril à 17 h 00 - Conférence : Le Paris de Napoléon III, par Mme Florence Bourillon

(Mairie du 15ème, salle Vaugirard, entrée libre dans la limite des places disponibles).

Les rôles de Napoléon III et d’Haussmann dans la transformation de Paris sous le Second Empire font l’objet de divergences entre spécialistes. A qui attribuer les initiatives, les décisions ou tout simplement les idées qui vont présider aux travaux parisiens ? On a souvent considéré que le modèle londonien a beaucoup compté pour Napoléon III qui ne connaît pas Paris avant 1848. Or l’Empereur n’a laissé aucun témoignage direct, à l’inverse d’Haussmann dont les Mémoires sont publiés après sa mort. En l’absence des archives courantes, disparues dans les incendies de la Commune, il a donc fallu s’en contenter. Or les découvertes de documents restés longtemps en mains privées ou peu connus, les relectures différentes de sources déjà repérées, l’attention portée à certains épisodes, conduisent à mettre en perspective les prises de décision et à évaluer de façon renouvelée ce qui peut être attribué à l’Empereur ou/et à son "terrible préfet". Florence Bourillon, professeur émérite à l’Université de Paris-Est-Créteil (UPEC) et aussi présidente de la Société des Amis du Vieux Saint-Germain, viendra nous en dire plus.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mercredi 6 mai à 18 h 00 – Visite-apéritif dans l'atelier de Raphaël et Gérard Lardeur (79, rue du Cherche‑Midi, Paris 6ème). (Visite réservée à nos adhérents)     COMPLET

 

Le maître-verrier Raphaël Lardeur (1890-1967) a joué un rôle majeur dans le renouveau du vitrail au XXᵉ siècle, notamment du vitrail religieux. Il a laissé à Paris et dans de nombreuses églises de France une œuvre abondante aux formes géométriques et à la composition puissamment structurée, s'inscrivant dans le mouvement de l'Art déco français. Sa palette vive, intégrant des motifs végétaux et symboliques, et la sensibilité de son narratif, en font un artiste immédiatement reconnaissable. Lardeur a produit l’essentiel de son œuvre dans le vaste atelier du 79 rue du Cherche‑Midi où il s'installa en 1921 et qui devint un lieu emblématique du Montparnasse artistique de l'entre-deux-guerres. L'atelier abritera ensuite son fils,  Gérard Lardeur (1931-2002), maître-verrier lui aussi et surtout sculpteur important, dont l'œuvre privilégie le métal. Le lieu a été conservé intact par la famille en tant que témoignage de la fabrication du vitrail au XXᵉ siècle, et c'est aujourd'hui un espace culturel vivant, ouvert à la visite, où se tiennent à l'occasion expositions, concerts et résidences artistiques. À l'issue de la visite, un apéritif nous sera proposé dans l'atelier ou, si le temps est clément, dans son agréable cour.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mardi 26 mai et mardi 2 juin (date au choix) à 14 h 00 - Visite guidée du Musée des Arts et métiers (60, rue Réaumur, Paris 3ème). La visite du 26 mai est complète

Inscriptions pour le mardi 2 juin : Adhérents ICI.     Non adhérents   ICI

 

Le Musée des Arts et Métiers, installé dans les bâtiments de l’ancien Prieuré royal de Saint-Martin-des-Champs, abrite la plus ancienne et assurément une des plus spectaculaires collections techniques au monde. Depuis la fondation du Conservatoire National des Arts et Métiers en 1794 par l'Abbé Grégoire, dont la statue accueille les visiteurs dans la cour d'honneur, son musée est un lieu unique de diffusion des connaissances techniques et de conservation des inventions, non seulement par sa collection d'objets chargés d'histoire, mais aussi à travers le souvenir de gestes techniques et de savoirs. La visite aborde les domaines les plus variés (instruments scientifiques, matériaux, construction, communication, énergie, mécanique, transports) et parcourt les époques, allant des astrolabes et globes anciens aux machines de calcul pré‑informatiques, de la Machine de Watt au Télégraphe de Chappe, de la voiture de Cugnot aux premières radios et télévisions, sans compter, en extérieur et pour seulement quelques mois, Zeus, le magique cheval articulé des JO de 2024... Et c'est dans l'espace emblématique de l'ancienne église, que sont mis en scène les objets les plus volumineux dont la machine à vapeur de Scott, les avions de Blériot et de Breguet et, bien sûr, le célèbre pendule de Foucault.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mercredi 10 juin à 17 h 00 - Conférence : Armand Moisant, figure majeure de la construction métallique, installé à Vaugirard   par Mme Françoise Salavert

(Mairie du 15ème, salle Vaugirard, entrée libre dans la limite des places disponibles).

Armand Moisant (1838-1906), à l'issue d'un parcours brillant à l’École Centrale des Arts et Manufactures, orientera rapidement son activité vers la charpente métallique, technologie-clé de la révolution industrielle. En 1878, il installe son entreprise dans le 15ème arrondissement (sur un îlot entier boulevard de Vaugirard, que traverse aujourd'hui la rue qui porte son nom) : la maison Moisant, Laurent, Savey et Cie, l’une des plus puissantes du secteur. Constamment innovant (le Moulin Menier à Noisiel, première construction industrielle à façade métallique porteuse, fut considéré comme une prouesse), mais aussi particulièrement soucieux du sort de ses ouvriers, il contribuera à la transformation de Paris par des réalisations majeures, que chacun connait : le Bon Marché et le Printemps, avec leurs escaliers monumentaux, le Grand Palais, la gare d’Orsay, l'ex-Galerie des Machines... Comme Gustave Eiffel (d'aucuns diront : au moins autant qu'Eiffel, bien qu'il soit beaucoup moins célèbre aujourd'hui), il a donné au fer ses lettres de noblesse, non seulement pour sa puissance structurelle autorisant toutes les audaces, mais aussi comme véritable matériau d’expression architecturale, ouvrant la voie à l'esthétique Art nouveau. Autre facette du personnage : très attaché à sa Touraine natale, Moisant y constitua un domaine agricole de 600 hectares où, en ingénieur, il appliqua les méthodes les plus modernes, jusqu'à en faire un modèle agronomique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mardi 23 juin à 15 h 00 - Parcours-promenade dans le quartier de Villafranca et de la villa Santos-Dumont, emmené par Serge Kancel (les visites des 20 et 25 juin sont complètes)

Rendez-vous : 32, rue Chauvelot, Paris 15ème. Visite ouverte aux adhérents et aux non-adhérents

Visite du 23 juin (adhérents) :  ICI

Visite du 23 juin (non adhérents) : ICI

Comme l'a rappelé le dernier numéro du bulletin semestriel de la SHA 15, le quartier de Villafranca formant la pointe du 15ème arrondissement, au sud-est des rues Brancion et des Morillons, s'il est parfois peu connu des habitants de l'arrondissement eux-mêmes, mérite que l'on s'y attarde. Dernier des villages-lotissements d'Alexandre Chauvelot, créé vers 1860, il fut d'emblée fragilisé par le tracé de la Petite Ceinture qui le coupa par le milieu. Réanimé au début du XXᵉ siècle par les abattoirs et le marché aux chevaux de la rue Brancion, ce quartier retrouvera ensuite le calme de ses rues aux maisons modestes et attachantes, comme celles de l'impasse du Labrador (photo), témoins discrets d’un Paris populaire qui a tenté de résister tant bien que mal aux pressions foncières. Nous prolongerons la visite en flânant dans plusieurs petites rues particulièrement pittoresques situées non loin de là, comme la rue Charles Weiss, la villa des Charmilles et, surtout, la villa Santos-Dumont, véritable havre de paix et de poésie, rendez-vous des artistes et des glycines. Ainsi se sera-t-on, à l'issue de cette visite, imprégné de l'ambiance paisible de ce coin du 15ème, qui offre au promeneur un détour dans un Paris d'avant, comme suspendu…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les places étant limitées, les inscriptions aux visites sont prises dans l'ordre d'arrivée.Nous suggérons à nos adhérents, même destinataires de la lettre d'information et des coupons d'inscription au format papier, de s'inscrire via cette page, ce qui est la façon la plus rapide.

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Mercredi 17 juin 2026 à 10 h 00          

Visite avec guide-conférencier du Théâtre des Champs-Élysées

Inscriptions adhérents : ICI   Non adhérents : ICI

Rendez-vous à 9 h 45 (heure impérative), devant le 15, avenue Montaigne, Paris 8ème

 

​Inauguré le 31 mars 1913, le Théâtre des Champs-Élysées est à la fois un chef-d'œuvre d'architecture, qui préfigure avec audace l'Art déco de l'entre-deux-guerres, et un lieu de programmation prestigieuse mêlant depuis l'origine musique, opéra, ballet et théâtre (photo). C'est dans sa salle principale de près de 2 000 places qu'eut lieu le 29 mai 1913 la très scandaleuse création du Sacre du Printemps d’Igor Stravinsky. Premier grand théâtre parisien construit en béton armé, classé Monument historique en 1957, le théâtre fut conçu comme une œuvre d'art total (Gesamtkunstwerk), d'abord par l'architecte belge Henry Van de Velde puis par les frères Auguste et Gustave Perret, lorsqu'ils reprirent la direction technique et architecturale du chantier. Aux côtés du peintre Maurice Denis et du maître verrier René Lalique, Antoine Bourdelle, dont on sait les liens avec le 15ème arrondissement, joua un rôle majeur dans la splendide décoration du bâtiment, notamment par les fresques sculptées de l’Atrium et des pourtours de la corbeille, mais aussi, au-delà, dans l'identité visuelle et le dessin même de la façade dont il signa la fameuse frise monumentale en attique évoquant Apollon, le Dieu des Arts, et les neuf muses.

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