Paris15 histoire
Société historique et archéologique du 15ème arrondissement de Paris
Conférences, expositions et visites
Programme du 2ème trimestre 2026
(rappel 1er trimestre 2026 ICI)
Mercredi 1er avril à 17 h 00 - Conférence : Édith Cavell, héroïne de la Grande Guerre, par Andrew Brown
(Mairie du 15ème, salle Vaugirard, entrée libre dans la limite des places disponibles).
Andrew Brown, qui œuvre depuis de longues années à perpétuer la mémoire d'Edith Cavell (1865-1915), évoquera cette haute figure du début du siècle dernier, moins connue en France qu'elle ne l'est au Royaume-Uni ou en Belgique où elle symbolise le courage et le sacrifice. Cette infirmière britannique, qui fut aussi une pédagogue et fonda en 1907 une école d’infirmières à Bruxelles, organisa pendant la Première Guerre mondiale un réseau clandestin qui permit à des centaines de soldats alliés de quitter la Belgique occupée. Arrêtée puis jugée par une cour martiale allemande pour avoir fait passer des soldats à l'ennemi, elle sera fusillée le 12 octobre 1915. Edith Cavell se trouve avoir un lien avec le 15ème arrondissement : dans l'émotion que provoqua à l'époque la cruauté implacable de cette exécution, son nom fut donné à un hôpital-école créé rue Desnouettes pour les besoins de la guerre et qui fonctionnera de 1916 à 1919, ce que rappelle une plaque commémorative apposée en 2018 au n° 62 de cette rue.
Mercredi 8 avril à 17 h 00 - Conférence : Le Paris de Napoléon III, par Mme Florence Bourillon
(Mairie du 15ème, salle Vaugirard, entrée libre dans la limite des places disponibles).
Les rôles de Napoléon III et d’Haussmann dans la transformation de Paris sous le Second Empire font l’objet de divergences entre spécialistes. A qui attribuer les initiatives, les décisions ou tout simplement les idées qui vont présider aux travaux parisiens ? On a souvent considéré que le modèle londonien a beaucoup compté pour Napoléon III qui ne connaît pas Paris avant 1848. Or l’Empereur n’a laissé aucun témoignage direct, à l’inverse d’Haussmann dont les Mémoires sont publiés après sa mort. En l’absence des archives courantes, disparues dans les incendies de la Commune, il a donc fallu s’en contenter. Or les découvertes de documents restés longtemps en mains privées ou peu connus, les relectures différentes de sources déjà repérées, l’attention portée à certains épisodes, conduisent à mettre en perspective les prises de décision et à évaluer de façon renouvelée ce qui peut être attribué à l’Empereur ou/et à son "terrible préfet". Florence Bourillon, professeur émérite à l’Université de Paris-Est-Créteil (UPEC) et aussi présidente de la Société des Amis du Vieux Saint-Germain, viendra nous en dire plus.
Mercredi 6 mai à 18 h 00 – Visite-apéritif dans l'atelier de Raphaël et Gérard Lardeur (79, rue du Cherche‑Midi, Paris 6ème). (Visite réservée prioritairement à nos adhérents) COMPLET
Le maître-verrier Raphaël Lardeur (1890-1967) a joué un rôle majeur dans le renouveau du vitrail au XXᵉ siècle, notamment du vitrail religieux. Il a laissé à Paris et dans de nombreuses églises de France une œuvre abondante aux formes géométriques et à la composition puissamment structurée, s'inscrivant dans le mouvement de l'Art déco français. Sa palette vive, intégrant des motifs végétaux et symboliques, et la sensibilité de son narratif, en font un artiste immédiatement reconnaissable. Lardeur a produit l’essentiel de son œuvre dans le vaste atelier du 79 rue du Cherche‑Midi où il s'installa en 1921 et qui devint un lieu emblématique du Montparnasse artistique de l'entre-deux-guerres. L'atelier abritera ensuite son fils, Gérard Lardeur (1931-2002), maître-verrier lui aussi et surtout sculpteur important, dont l'œuvre privilégie le métal. Le lieu a été conservé intact par la famille en tant que témoignage de la fabrication du vitrail au XXᵉ siècle, et c'est aujourd'hui un espace culturel vivant, ouvert à la visite, où se tiennent à l'occasion expositions, concerts et résidences artistiques. À l'issue de la visite, un apéritif nous sera proposé dans l'atelier ou, si le temps est clément, dans son agréable cour.
Mardi 26 mai et mardi 2 juin (date au choix) à 14 h 00 - Visite guidée du Musée des Arts et métiers (60, rue Réaumur, Paris 3ème). Visite réservée prioritairement à nos adhérents
Inscriptions pour le mardi 2 juin : ICI. La visite du 26 mai est complète
Le Musée des Arts et Métiers, installé dans les bâtiments de l’ancien Prieuré royal de Saint-Martin-des-Champs, abrite la plus ancienne et assurément une des plus spectaculaires collections techniques au monde. Depuis la fondation du Conservatoire National des Arts et Métiers en 1794 par l'Abbé Grégoire, dont la statue accueille les visiteurs dans la cour d'honneur, son musée est un lieu unique de diffusion des connaissances techniques et de conservation des inventions, non seulement par sa collection d'objets chargés d'histoire, mais aussi à travers le souvenir de gestes techniques et de savoirs. La visite aborde les domaines les plus variés (instruments scientifiques, matériaux, construction, communication, énergie, mécanique, transports) et parcourt les époques, allant des astrolabes et globes anciens aux machines de calcul pré‑informatiques, de la Machine de Watt au Télégraphe de Chappe, de la voiture de Cugnot aux premières radios et télévisions, sans compter, en extérieur et pour seulement quelques mois, Zeus, le magique cheval articulé des JO de 2024... Et c'est dans l'espace emblématique de l'ancienne église, que sont mis en scène les objets les plus volumineux dont la machine à vapeur de Scott, les avions de Blériot et de Breguet et, bien sûr, le célèbre pendule de Foucault.
Mercredi 10 juin à 17 h 00 - Conférence : Armand Moisant, figure majeure de la construction métallique, installé à Vaugirard par Mme Françoise Salavert
(Mairie du 15ème, salle Vaugirard, entrée libre dans la limite des places disponibles).
Armand Moisant (1838-1906), à l'issue d'un parcours brillant à l’École Centrale des Arts et Manufactures, orientera rapidement son activité vers la charpente métallique, technologie-clé de la révolution industrielle. En 1878, il installe son entreprise dans le 15ème arrondissement (sur un îlot entier boulevard de Vaugirard, que traverse aujourd'hui la rue qui porte son nom) : la maison Moisant, Laurent, Savey et Cie, l’une des plus puissantes du secteur. Constamment innovant (le Moulin Menier à Noisiel, première construction industrielle à façade métallique porteuse, fut considéré comme une prouesse), mais aussi particulièrement soucieux du sort de ses ouvriers, il contribuera à la transformation de Paris par des réalisations majeures, que chacun connait : le Bon Marché et le Printemps, avec leurs escaliers monumentaux, le Grand Palais, la gare d’Orsay, l'ex-Galerie des Machines... Comme Gustave Eiffel (d'aucuns diront : au moins autant qu'Eiffel, bien qu'il soit beaucoup moins célèbre aujourd'hui), il a donné au fer ses lettres de noblesse, non seulement pour sa puissance structurelle autorisant toutes les audaces, mais aussi comme véritable matériau d’expression architecturale, ouvrant la voie à l'esthétique Art nouveau. Autre facette du personnage : très attaché à sa Touraine natale, Moisant y constitua un domaine agricole de 600 hectares où, en ingénieur, il appliqua les méthodes les plus modernes, jusqu'à en faire un modèle agronomique.
Mardi 23 juin à 15 h 00 - Parcours-promenade dans le quartier de Villafranca et de la villa Santos-Dumont, emmené par Serge Kancel (les visites des 20 et 25 juin sont complètes)
Rendez-vous : 32, rue Chauvelot, Paris 15ème. Visite ouverte aux adhérents et aux non-adhérents
Visite du 23 juin (adhérents) : ICI
Visite du 23 juin (non adhérents) : ICI
Comme l'a rappelé le dernier numéro du bulletin semestriel de la SHA 15, le quartier de Villafranca formant la pointe du 15ème arrondissement, au sud-est des rues Brancion et des Morillons, s'il est parfois peu connu des habitants de l'arrondissement eux-mêmes, mérite que l'on s'y attarde. Dernier des villages-lotissements d'Alexandre Chauvelot, créé vers 1860, il fut d'emblée fragilisé par le tracé de la Petite Ceinture qui le coupa par le milieu. Réanimé au début du XXᵉ siècle par les abattoirs et le marché aux chevaux de la rue Brancion, ce quartier retrouvera ensuite le calme de ses rues aux maisons modestes et attachantes, comme celles de l'impasse du Labrador (photo), témoins discrets d’un Paris populaire qui a tenté de résister tant bien que mal aux pressions foncières. Nous prolongerons la visite en flânant dans plusieurs petites rues particulièrement pittoresques situées non loin de là, comme la rue Charles Weiss, la villa des Charmilles et, surtout, la villa Santos-Dumont, véritable havre de paix et de poésie, rendez-vous des artistes et des glycines. Ainsi se sera-t-on, à l'issue de cette visite, imprégné de l'ambiance paisible de ce coin du 15ème, qui offre au promeneur un détour dans un Paris d'avant, comme suspendu…
I
Les places étant limitées, les inscriptions aux visites sont prises dans l'ordre d'arrivée.
Nous suggérons à nos adhérents, même destinataires de la lettre d'information et des coupons d'inscription au format papier, de s'inscrire via cette page, ce qui est la façon la plus rapide.
Précédemment (1er trimestre 2026)
Mercredi 11 février à 15 h 00
Visite avec guide-conférencier de la Galerie d'architecture moderne et contemporaine,
à la Cité de l'Architecture et du Patrimoine (Palais de Chaillot) COMPLET
Rendez-vous à 14 h 45, devant le 1, place du Trocadéro et du 11 Novembre, Paris 16ème
(L'inscription est réservée prioritairement à nos adhérents et sera ouverte aux non-adhérents, en fonction des places disponibles, à partir du 11 janvier)
La Galerie d’architecture moderne et contemporaine, située au sein de la Cité de l’Architecture et du Patrimoine, est un espace d'exposition unique, qui propose un panorama de l’évolution des formes, des matériaux et des usages de l'architecture… tout en offrant des échappées visuelles exceptionnelles sur la Tour Eiffel et la rive gauche. Elle couvre la période allant du milieu du XIXᵉ siècle, avec l'apparition des matériaux industriels et les Grands travaux haussmanniens, jusqu'à l'époque d'aujourd'hui avec ses enjeux d'architecture durable et de technologies numériques, en passant par les courants de modernité, les reconstructions et les grands ensembles qui ont marqué le siècle dernier. Le parcours guidé de la Galerie sera ponctué par la visite de l'appartement-type de la Cité radieuse de Le Corbusier inaugurée à Marseille en 1952, dont un duplex a été fidèlement reconstitué (photo) dans son mobilier, ses volumes et son esprit fonctionnel, manifeste des thèses corbuséennes.
Mardi 17 févier à 17 h 00
Conférence : Les attractions des Expositions universelles de 1889 et 1900, par François de Béru
(Mairie du 15ème, salle Vaugirard, entrée libre dans la limite des places disponibles).
Les deux expositions universelles qui se sont tenues à Paris à onze ans d'intervalle à la fin du XIXe siècle, l'une en 1889 pour le centenaire de la Révolution française, l'autre en 1900 célébrant le passage du siècle, se signalèrent par la place nouvelle prise par les attractions offertes au public, comme une première manifestation de la société des loisirs venant s'articuler avec le propos didactique qui prévalait jusqu'alors. Comme les précédentes, ces deux expositions eurent comme cadre essentiel le Champ-de-Mars. Mais le 15ème arrondissement, de l'autre côté de l'avenue de Suffren, joua cette fois un rôle important dans leur succès en accueillant de nombreuses attractions parfois spectaculaires. Certaines sont restées dans les mémoires comme, en 1889, le Ballon captif du boulevard de Grenelle (photo) et la reconstitution de la Bastille et de la rue Saint-Antoine, ou, en 1900, le Village suisse et la Grande-Roue qui allaient d'ailleurs continuer de marquer pendant quelques années le paysage de l'arrondissement.
Samedi 28 mars 2026 à 10 h 00
Visite avec guide-conférencier du Théâtre des Champs-Élysées
COMPLET (nouvelle date en haut de page)
Rendez-vous à 9 h 45 (heure impérative), devant le 15, avenue Montaigne, Paris 8ème
(L'inscription est réservée prioritairement à nos adhérents et sera ouverte aux non-adhérents, en fonction des places disponibles, à partir du 28 février)
Inauguré le 31 mars 1913, le Théâtre des Champs-Élysées est à la fois un chef-d'œuvre d'architecture, qui préfigure avec audace l'Art déco de l'entre-deux-guerres, et un lieu de programmation prestigieuse mêlant depuis l'origine musique, opéra, ballet et théâtre (photo). C'est dans sa salle principale de près de 2 000 places qu'eut lieu le 29 mai 1913 la très scandaleuse création du Sacre du Printemps d’Igor Stravinsky. Premier grand théâtre parisien construit en béton armé, classé Monument historique en 1957, le théâtre fut conçu comme une œuvre d'art total (Gesamtkunstwerk), d'abord par l'architecte belge Henry Van de Velde puis par les frères Auguste et Gustave Perret, lorsqu'ils reprirent la direction technique et architecturale du chantier. Aux côtés du peintre Maurice Denis et du maître verrier René Lalique, Antoine Bourdelle, dont on sait les liens avec le 15ème arrondissement, joua un rôle majeur dans la splendide décoration du bâtiment, notamment par les fresques sculptées de l’Atrium et des pourtours de la corbeille, mais aussi, au-delà, dans l'identité visuelle et le dessin même de la façade dont il signa la fameuse frise monumentale en attique évoquant Apollon, le Dieu des Arts, et les neuf muses.








Mercredi 17 juin 2026 à 10 h 00
Visite avec guide-conférencier du Théâtre des Champs-Élysées
Nous vous proposons cette nouvelle date (L'inscription est réservée à nos adhérents). Pour s'inscrire, c'est ICI
Rendez-vous à 9 h 45 (heure impérative), devant le 15, avenue Montaigne, Paris 8ème
Inauguré le 31 mars 1913, le Théâtre des Champs-Élysées est à la fois un chef-d'œuvre d'architecture, qui préfigure avec audace l'Art déco de l'entre-deux-guerres, et un lieu de programmation prestigieuse mêlant depuis l'origine musique, opéra, ballet et théâtre (photo). C'est dans sa salle principale de près de 2 000 places qu'eut lieu le 29 mai 1913 la très scandaleuse création du Sacre du Printemps d’Igor Stravinsky. Premier grand théâtre parisien construit en béton armé, classé Monument historique en 1957, le théâtre fut conçu comme une œuvre d'art total (Gesamtkunstwerk), d'abord par l'architecte belge Henry Van de Velde puis par les frères Auguste et Gustave Perret, lorsqu'ils reprirent la direction technique et architecturale du chantier. Aux côtés du peintre Maurice Denis et du maître verrier René Lalique, Antoine Bourdelle, dont on sait les liens avec le 15ème arrondissement, joua un rôle majeur dans la splendide décoration du bâtiment, notamment par les fresques sculptées de l’Atrium et des pourtours de la corbeille, mais aussi, au-delà, dans l'identité visuelle et le dessin même de la façade dont il signa la fameuse frise monumentale en attique évoquant Apollon, le Dieu des Arts, et les neuf muses.
