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Il y en a de tous les genres, sommaires pour artistes peu fortunes ou œuvres d'architectes. La plupart ont peu à peu perdu leur vocation artistique et ont été converties en habitations bourgeoises.

 

 21 avenue du Maine (le chemin du Montparnasse)

 

Son histoire a beaucoup de points communs avec celle de la Ruche : en 1901, Joseph Roux, avocat, eut l'idée de créer avec des matériaux de récupération, dans cet ancien relais de poste,

Un ensemble d'une trentaine d'ateliers rudimentaires, à petit loyer, pour des artistes et artisans impécunieux. Dès 1912 jusqu'en 1950, était créée l'académie du Montparnasse, où enseignait Gromaire.

Cette même année, s'installa une jeune peintre russe, Marie Vassilieff (1884- 1957) qui y fonda son académie de peinture. L'endroit entra dans la légende quand elle organisa, de 1915 à 1918, en pleine guerre, une cantine ouverte à tous : lieu de rencontres pour des artistes d'avant-garde pas encore célèbres. Elle quitta le lieu définitivement en 1929.

 

Dès lors, à partir de 1945, la cité va être réhabilitée, en conservant son pittoresque et accueillir des activités créatrices dans de nombreux domaines, tout en devenant une annexe festive de l'école des beaux-arts. Elle abrita en 1930 un cabinet d'architectes (Gromart et Arretche), le photographe Roger Pic, jusqu'à sa mort en 2001 ; en 1951, le photographe Marc Vaux y créa un premier musée au fond de l'impasse 1951-1963. Frans Krajcberg, sculpteur soucieux d'écologie, y occupa un atelier entre 1950 et 1964. Un espace d'exposition présente ses œuvres, léguées à la Ville de Paris.

 

Sous l'impulsion de Roger Pic, et de Jean-Marie Drot, écrivain, sera créé en 1992 un nouveau musée du Montparnasse à l'emplacement de l'atelier de Marie Vassilieff ; il fermera ses portes en 2013. Aujourd'hui l'actuelle « villa », qui fait revivre le nom de Vassilieff, s'efforce d'être un lieu de mémoire de Montpamasse.

 

4-4bis square Desnouettes

 

Construite en 1912 par quatre associés dont le jeune architecte Pierre Patout, cette cité forme un ensemble homogène d'environ vingt-cinq ateliers, dotés du meilleur confort de l'époque, destinés à des sculpteurs, peintres et verriers. Elle est partagée désormais entre copropriétaires, et les artistes y sont devenus très minoritaires.

 

Villa Gabriel

 

Au 9 rue Falguière (à l'époque rue des Fourneaux), ouverte en 1895, sur un terrain qui se prolonge obliquement jusqu'au musée Bourdelle. C'est un ensemble de bâtiments disparates, d'un à trois étages, dont une vingtaine d'anciens ateliers.

On y comptait en 1913 seize peintres et trois sculpteurs ; encore sept peintres en 1947.

 

Autres ensembles d'ateliers

 

De nombreux ensembles d'ateliers publics ont été créés dans la seconde moitié du siècle dernier sous la direction d'architectes ; ils sont gérés par la Ville ou par l'État : comme à l'angle Saint-Charles-Ginoux, angle Leblanc-saint-Charles (voir panneau « immeubles d'ateliers »), rue du colonel Avia, etc..

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