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De nombreux établissements commerciaux adopteront le style Art déco pour sa capacité à concilier une prestance monumentale et une séduction dans les détails. Avec comme enjeu, la préservation de l'intégrité de ces bâtiments sur la durée, face aux successions de propriétaires et aux aléas des affaires.

 

Garage - club

6, rue de la Cavalerie - 1930

Raymond Farradeche, arch.

 

La modernité de ce batiment, inscrit comme monument historique en 1986 et seule œuvre célèbre de Raymond Farradèche (1893-1959), vient de sa mixité programmatique, encore en fonctionnement aujourd'hui. La partie parking se développe sur 7 niveaux dont 2 en sous-sol, sa façade sur rue de style Art déco étant traitée avec une sobriété qu'agrémentent des bow-windows triangulaires.

Deux rampes hélicoïdales à sens unique sont réservées l'une à la montée, l'autre à la descente dans un même puits vertical. Mais, comme l'annoncent les ferronneries des petites portes du rez-de-chaussée, le lieu est voué aux loisirs à partir du 6ème étage, avec accès par un ascenseur direct : tennis (sous une belle charpente), trinquet argentin, salons, bar et restaurant. Le traitement architectural des hauteurs est à l'avenant et rompt avec le reste de l'immeuble : grande loggia au décor mauresque de faïence blanc et bleu, et pergola au faîtage.

 

Hôtel rue Blomet

78, rue Blomet - 1931

Charles Duault, arch.

 

Construit par un architecte peu connu, cet hôtel de prestige est, par sa cohérence, une belle illustration du style Art déco. La façade superpose un socle en béton jusqu'au premier étage, puis trois étages parés de brique, un étage attique et deux niveaux sous comble.

Elle est rythmée verticalement par deux colonnes d'oriels portées par des consoles géométriques se terminant en loggias.

Le vocabulaire décoratif aligne des garde-corps à balustres, des ferronneries en corbeille de fleurs, des cannelures et un savant jeu d'alternance des ouvertures.

L'intérieur a été remanié ces dernières années pour répondre aux besoins d'un hôtel de luxe, avec toutefois le souci de préserver des éléments ou une atmosphère d'origine. La Commission du Vieux Paris a suggéré la protection du bâtiment par la Ville de Paris, ce qui fut fait par le PLU approuvé en 2024.

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