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Voici un siècle, l'Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de 1925 consacrait l'avènement du mouvement que l'on nommera par la suite Art déco. En matière d'architecture, les années vingt, rompant avec les courbes organiques de l'Art nouveau et l'exubérance de l'éclectisme d'avant la guerre, inventaient un nouveau vocabulaire à l'élégance stylisée (bow-windows, cannelures, ferronneries géométriques, bas-reliefs aplatis…), qui se déclinera aussi bien sur des immeubles de prestige que sur des ensembles d'habitations à bon marché.

Mais simultanément, l'exposition de 1925 rendait compte de l'émergence d'une vague de fond internationale, le Mouvement moderne, qui en s'appuyant sur les potentialités du béton et de la brique, allait promouvoir des logiques rationalistes et hygiénistes en matière de distribution des espaces, de circulation des flux, d'ouverture des intérieurs à la lumière. La modernité architecturale des années trente allait ainsi évoluer dans un sens fonctionnaliste : orthogonalité des volumes et mise en évidence des ossatures, matériaux bruts et nus, balcons filants et larges baies…

La présente exposition rappelle que le 15ème arrondissement, alors en pleine mutation, fut un espace privilégié d'expression de ces courants, mettant en scène quelques-uns des plus grands architectes de l'entre-deux-guerres (Perret, Mallet-Stevens, Roux-Spitz, Patout…). Elle montre aussi que la création architecturale de l'époque a su dépasser les frontières entre style Art déco, mouvement moderne et classicisme revisité, dans une hybridation et un foisonnement permanents.

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