AU TEMPS DES JARDINS MARAICHERS (1800 - 1920)

François de BÉRU / Bulletin n° 38

 

Au début du XIXe siècle, les jardins entourant Paris forment une véritable ceinture verte qui contribue notablement à l’approvisionnement de la capitale en fruits et légumes. Ces marais sont généralement de petite taille et soumis à une culture intensive. Après l’annexion, ils représentent encore un cinquième de l’arrondissement.
 
En dépit de la dureté de leur vie quotidienne, agrémentée toutefois de fêtes et de banquets, la condition des jardiniers maraîchers ne cesse de s’améliorer et cette corporation se signale à la fin du siècle par un grand nombre de rentiers.
 
Les jardins maraîchers disparaîtront au début du XXe siècle en raison des effets conjugués de l’urbanisation et de l’industrialisation. Des noms de rues en gardent encore le souvenir et les jardins partagés en perpétuent, d’une certaine manière, la tradition. 

Jardins maraîchers au sud de la rue de la Convention, avant le percement de la rue Herr, qui deviendra l’avenue Félix-Faure en 1900. 
Le caractère intensif des cultures est marqué par la présence de cloches et de châssis.

Jardins maraîchers de Javel, vers 1910, avant le percement de la rue Balard (Archives de Paris, BHVP)