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PROMENADES DANS LE XVème ARRONDISSEMENT
 

Ancien collège des Jésuites - 391 rue de Vaugirard

Villa Santos-Dumont

6 place Violet (78 rue des Entrepreneurs)

Les églises orthodoxes du XVème arrondissement

Le square du Commerce

le bal nègre

Le parc André Citroën

Le paquebot de Pierre Patout

La Caserne Dupleix

 

Ancien collège des Jésuites - 391 rue de Vaugirard

Ce bâtiment faisait partie du fameux collège des jésuites, dit " de l'Immaculée Conception " à partir de 1854. Il contenait notamment une grande chapelle. Il a son symétrique, qui était affecté aux dortoirs (photo ci-contre), le long de la rue Lacretelle. Les deux bâtiments ont été construits vers 1870; il y avait entre eux les salles de classe, construites antérieurement et qui ont été démolies. On imagine aisément, tout autour, l'immense parc qui s'étendait jusqu'à la rue Vaugelas. Le lieu est occupé aujourd'hui par la Faculté de Droit Assas - Paris II et la chapelle a été transformée en grand amphithéâtre.

Villa Santos-Dumont

Charmante impasse, lotie en 1919/1920, sur un terrain alors planté de vignes, par l'architecte Raphaël Paynot, qui a construit la majorité des petites maisons qui la bordent. Elle a de tous temps, et encore maintenant, attiré et retenu des artistes (y ont vécu notamment Ossip Zadkine, Fernand Léger, Victor Brauner et bien d'autres).

Santos-Dumont 

La villa Santos-Dumont après son repavage à l'ancienne en 1988 (Coll. Paynot)

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6 Place Violet (78 rue des Entrepreneurs)

Derrière le bâtiment de façade, construit par Vaudremer en 1879/1885, on découvre l'hôtel particulier que s'était fait construire dès 1824 JB.L.Violet, le lotisseur de Beaugrenelle. Violet ne l'habita jamais, mais put l'utiliser comme " campagne " pendant quelques années, avant qu'il ne soit contraint, pour des raisons financières, à le vendre. Il devint une institution de jeunes filles. Il est incorporé depuis 1860, dans une caserne de pompiers, tandis que son parc a été transformé en jardin public

Les églises orthodoxes du XVème arrondissement

La présence de nombreux immigrés russes dans le XVème arrondissement, ayant fui la Russie après la Révolution de 1917, a eu pour conséquence la création d'églises orthodoxes destinées à leur permettre de célébrer leur culte traditionnel. Parmi les églises ou chapelles ainsi ouvertes entre les deux guerres mondiales, on peut citer les suivantes : la chapelle Saint-Serge de Radonège au 81 rue Mademoiselle (transférée dans le XVIème arrondissement en 1932), l'église des trois Hiérarques au 5 rue Pétel (toujours en activité), la charmante église Saint-Séraphin de Sarov, bien cachée derrière les immeubles du 91 rue Lecourbe, si typiquement russe avec son lambrissage et son clocher à bulbe (toujours en activité; photo ci-contre), l'église de l'Intercession de la Très Sainte-Vierge, au 77 rue de Lourmel (fermée et démolie en 1970), l'église de la présentation au Temple de la Très Sainte-Vierge, au 91 rue Olivier de Serres (toujours en activité), la chapelle du même nom sise au 10 boulevard du Montparnasse et transférée en 1935 à l'adresse précédente, l'église Sainte-Nino au 6 rue de la Rosière (installée à cet endroit en 1973 et destinée aux immigrés géorgiens).

On lira avec profit l'article très complet rédigé par Dimitri Vicheney sur ces églises, paru dans le n° 7 de notre bulletin semestriel "Vaugirard-Grenelle".

L'église Saint-Séraphin de Sarov, au 91 rue Lecourbe (cliché D.V.)

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Le square du Commerce

En 1841, la municipalité de Grenelle faisait l'acquisition d'un terrain de 4000 m2 jouxtant la nouvelle mairie et son jardin. Cet ensemble verdoyant, puisque planté de rangées de marronniers (qui furent malheureusement transformés en bois de chauffage durant le rude hiver 1870-1871) prit le nom de place de la Mairie puis de place du Commerce en raison du voisinage immédiat de la rue du même nom, qui le bordait à son extrémité Sud-Est. Cette place, agrémentée d'un square (et à la fin du XIXe siècle d'un kiosque à musique), a retrouvé ses marronniers; elle est restée pratiquement inchangée depuis plus de 150 ans, lieu de détente fort apprécié des Grenellois, enfants accompagnés de leurs parents, flâneurs... et boulistes réunis en amicale.

Commerce

Le square du Commerce vers 1905 (coll. S.H.A. XVème)

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Le bal nègre

En 1924, un candidat antillais à la députation, du nom de Jean Rézard des Wouves, installa son quartier général dans l'arrière-salle d'un café-tabac situé au 33 rue Blomet et qui était une ancienne ferme-grange au XVIIIe siècle. Peu à peu, ses meetings se transformèrent en réunions dansantes qui devinrent permanentes, même après les élections, et donnèrent naissance au "bal Colonial" ou "Bal Nègre". Repris par le violoniste-clarinettiste martiniquais Ernest Léardée à la tête d'un petit orchestre noir, ce bal devint un lieu haut en couleur, fréquenté par le Tout-Montparnasse et même le Tout-Paris (Robert Desnos fut le tout premier, suivi par Foujita , Josephine Baker, Kiki de Montparnasse...). La guerre interrompit les activités de ce bal, qui les reprit entre 1945 et 1962 avec d'autres orchestres. Resté simple café jusqu'en 1989, cet établissement devint alors un club de jazz/blues, sous le nom de Saint-Louis Blues, puis un bal sud-américain en 2000. C'est redevenu depuis peu un bal avec soirées antillaises.

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Citroen

            Le parc André Citroën et le ballon Eutelsat (cliché H. D.)

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              Le paquebot de Pierre Patout

             (cliché H. D.)

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La place Dupleix a une histoire : Le bâtiment que les plans des XVIIe et XVIIIe siècles appellent "château de Grenelle" se situerait aujourd'hui entre la place Dupleix et la rue Desaix. Cet ensemble fut acheté par l'Etat en 1751 pour servir de revenus à l'Ecole Militaire, et le château servit pendant plus de dix ans de bureau d'études à l'architecte Jacques-Ange Gabriel. La Convention y installa une poudrerie qui, bien qu'une explosion en août 1794 ait entraîné d'importants dégâts, ne fut desaffectée qu'en 1820, date à laquelle on y installa le gymnase militaire du colonel Amoros. Après la fermeture du gymnase, en 1838, c'est de 1852 à 1856 que la caserne est construite pour recevoir 1300 hommes. Durant le second Empire le quartier abrite différentes unités de cavalerie de ligne. Pendant toute la troisième République il sert encore de casernement à plusieurs régiments dont les deux principaux sont les 1er de cuirassiers qui, succédant à des unités de dragons, restera jusqu'en août 1914 et le 11e régiment de cuirassiers qui restera jusqu'à la mobilisation de 1939. De 1942 à 1944 le quartier fait office de Centre d'instruction à l'usage despompiers de Paris. En 1945, Dupleix devient un quartier de l'Arme du Train d'abord le 19e escadron (qui était avant-guerre à la caserne Fontenoy), puis le 1er régiment du Train, désigné "corps de tradition de l'Arme du Train" et à ce titre gardien de l'Etendard du Train. Le quartier est vendu en 1988 (pure opération immobilière), le régiment fait ses adieux au XVème arrondissement le 5 décembre 1989; Les derniers vestiges du château disparurent en 1860, avec la construction d'une caserne de Cavalerie (1er régiment de cuirassiers, qui devint en 1945 et jusqu'à un passé récent la caserne du 19e escadron du Train, puis du 1er escadron du train en 1946). La caserne fut démolie il y a quelques années et cédée en 1987 à la Ville de Paris pour y édifier en 1989 la ZAC Dupleix. Il subsiste de l'ancienne caserne les deux bâtiments et la grille de l'entrée principale.

Ce qui reste de la caserne Dupleix
(Cliché H. D.)

 

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Copyright : Société historique et archélogique du XVe Arrondissement de Paris

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