Né dans le milieu très pauvre d'un
village de Haute-Saône, Étienne Pernet a consacré sa vie à soulager la
souffrance et le désarroi des pauvres et plus particulièrement des
familles ouvrières. À 26 ans il est l'un des premiers membres d'une
nouvelle congrégation, les assomptionistes. Il est ordonné prêtre à 34
ans. En 1864 il rencontre Antoinette Fage qui a créé une petite
communauté qui s'est consacrée à la charité et s'est installée dans la
quartier du Gros-Caillou. Il en sera le père spirituel. Sous son
impulsion cette communauté deviendra « Les Petites sœurs de
l'Assomption » dont Antoinette Fage, en religion Mère Marie de Jésus,
sera la première supérieure.
En 1870, grâce à une aide fortuite, Étienne Pernet acquiert une maison
avec un important terrain au 57 rue Violet. Ce sera le siège définitif
de la communauté. Durant les 36 dernières années de sa vie il se dévoue
inlassablement au secours des déshérités, crée les Fraternités, des
associations importantes de pères de familles ouvrières. Le nombre des
petites sœurs s'accroit. Ce seront les véritables pionnières des
travailleuses familiales. En 1993 elles allaient être plus de 1600
réparties en 207 communautés à travers le monde.
Étienne Pernet avait été reçu par le pape Léon XIII qui reconnut la
congrégation. Jean Paul II a proposé sa béatification. Il est inhumé,
ainsi qu'Antoinette Fage dans la chapelle du 57 rue Violet.
Etienne Pernet ( BN - cabinet des estampes)