Madame
Boucicaut
ou
l'étonnant destin d'une petite gardeuse d'oies
(Michel Périn/11)
Madame
Boucicaut (copyright Albert Harlingue / Roger Viollet)
Marguerite
Guérin
naquit en 1816 de père inconnu, dans une pauvre famille de
cultivateurs. Elle ne fit aucune scolarité, passant son temps à garder
les oies jusqu'à l'âge de 12 ans, âge auquel elle monta à Paris chez un
oncle qui lui trouva une place d'apprentie blanchisseuse ; elle
commença à apprendre à lire et à écrire, puis devint gérante d'une
petite "crèmerie-plat du jour" où elle rencontra un certain
Jacques-Aristide Boucicaut, commis dans un magasin de nouveautés. Ils
se mirent "en ménage" et Aristide devint successivement second commis
puis chef de rayon et acheteur au comptoir des châles. A 42 ans, il
s'associa avec le propriétaire d'un magasin, "Au Bon Marché",
puis
lui racheta ses parts... et l'on connait la "bonne fortune" qui
s'ensuivit. Le 9 septembre 1869, Madame Boucicaut posait la première
pierre du nouveau "Bon marché". Lorsque son mari décéda en 1877, elle
possédait l'une des plus grosses fortunes de France, et consacra la fin
de sa vie à de multiples oeuvres charitables, dont en particulier le
célèbre don à M. Pasteur (cf.
Bulletin n°6). Elle décéda en 1887, "bénéficiant" de
funérailles quasi nationales.
Un monument a été
érigé à sa mémoire dans le square attenant au "Bon Marché" et qui porte
son nom.

Monument à Madame
Boucicaut dans le square éponyme (sculpteur : Jean-Paul
Moreau-Vauthier)
RETOUR